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Exorcismes

Dossier Paranormal

Exorcismes



Définition de l'Exorcisme



L’exorcisme est, étymologiquement, le fait de délivrer du Démon. Il constitue une des attributions du prêtre. Dans l’Église catholique, cette fonction était tombée en désuétude Dans les années soixante-dix, on pouvait compter sur les doigts d’une main les prêtres exorcistes français. Aujourd’hui, ils sont entre 80 et 90 : pratiquement un par diocèse en moyenne, et souvent avec des équipes d’accompagnement. Signe des temps !

L'exorcisme est requis dans tous les cas où on suppose que le sujet est occupé par un esprit mauvais. Mais, comme le remarque Georges Minois dans son Que sais-je ? sur le Diable, l'idée d'exorcisme semble être apparue dans les sectes apocalyptiques juives peu avant le Christ. Celui-ci apparaît, dans le Nouveau Testament, très souvent dans ce rôle : "à en croire les Evangiles, la possession par le Diable est aussi courante que le rhume, et n'étonne personne" (p. 25).

Georges Minois note qu'en dehors du christianisme, cette possession par le Diable est exceptionnelle. Il en déduit qu'elle serait très largement induite par l'attitude du clergé et la crainte du Diable qu'il développe (souvent, semble-t-il, pour des raisons politiques).

Il faut cependant remarquer que la possession n'est nullement l'apanage du christianisme. Les religions traditionnelles, en particulier celles qui reposent sur le culte des esprits (cultes d'origine africaine en parlticulier) considèrent la possession comme courante. Elle fait partie d'ailleurs du culte lui-même, sous la forme de l'incorporation. Cependant, ces religions ignorant le Diable (un esprit qui serait totalement mauvais), elles ne peuvent pas reconnaître de possession de cet ordre.

Ceci étant dit, les rituels d’exorcisme sont, en principe, très codifiés, et ce depuis les temps les plus anciens. Le rituel actuel date du 17ème siècle et n'a été que tout récemment modifié. On connaît bien le le début du "Grand exorcisme" de l’Église catholique : "Exorciso te, immundissime spiritus, omnis incursio adversarii, omne phantasma, omnis legio, in nomine Domini nostri Jesu Christi, eradicare, et effugare ab hoc plasmate Dei."

Opération spirituelle, religieuse, voire magique, l'exorcisme est une pratique cherchant à chasser le diable, les démons et autres esprits, ayant pris possession d'un individu ou d'un groupe.


Autrefois, chez les Grecs, les romains, les juifs et les premiers chrétiens, la maladie était souvent considérée comme une possession du corps par une entité maléfique. Ainsi, Jésus guérissait les malades en chassant de leur corps les démons responsables de leur mal, grâce à ses mais ou grâce à des paroles. Peu à peu, l'étude des démons est devenue une science, traitant de leur existence, de leurs réactions avec la divinité, de leur activité dans le monde, des moyens à mettre en œuvre pour s'en protéger ou s'en cacher.

De nos jours l'Eglise catholique a confié aux évêques la gestion du très délicat problème posé par la possession et son corollaire, l'exorcisme. Car le phénomène de la possession, fréquemment observé au Moye-Age, n'a non seulement pas disparu, mais après avoir reculé pendant plusieurs décennies, il semble proliférer à nouveau.

En moyenne, dans la totalité des pays à dominante catholique, ce sont près de 8 000 cas qui sont étudiés chaque année, dont moins d'une dizaine sont retenus comme sérieux par l'Eglise, les autres relevant généralement de la psychiatrie.


L'exorcisme doit se dérouler dans une église ou un lieu sanctifié. Si le transport du sujet est impossible, le rituel peut avoir lieu dans sa chambre. Le " possédé " doit tenir un crucifix pendant toute la durée de l'exorcisme, qui peut aller de quelques heures à plusieurs jours. Pour le prêtre comme pour le sujet, c'est une épreuve intense qui peut parfois conduire l'un et l'autre à l'hôpital.

On dénombre plusieurs cas de prêtres qui ont perdu la raison en pratiquant. Les consignes du Vatican, révisées et actualisées en janvier 1999, insistent sur le discernement nécessaire à la qualification d'un cas de possession et sur le secret qui doit entourer son traitement.



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