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Messages > Expériences de la Mort

Un jour en passant devant un autel dressé en bordure de la route, où avait eu lieu un accident aux conséquences mortelles, alors que j'étais passé devant cet autel à plusieurs reprises sans trop y prêter attention, je vis un petit garçon assis sur le muret proche du petit autel observant ce qui passait à sa hauteur sans trop y prêter attention, puisque pour lui personne ne pouvait le voir.

Je crus tout d'abord que c'était un enfant quelconque qui se reposait en ce lieu, fort curieux pour quelqu'un de normal. Et puis, regardant de plus près, je m'aperçu lorsque l'enfant se retourna vers moi, que le côté droit du visage comportait des blessures profondes et sanguinolantes, son regard était figé dans le vague, il scrutait l'horizon infini qui se profilait devant lui.

Il ne bougeait pas, semblable à une statue, il observait au lointain comme absorbé par une part de lui-même qu'il ne contrôlait plus. La tristesse se lisait sur son visage et il me regarda fixement sans mot dire, car il fut attiré par mon attention, mon regard l'étonna, bien que rien ne semblait le perturber, il était perdu dans un environnement qui n'était plus le sien, mais qu'il devait contempler et revivre sans cesse, dans un temps qui semblait être plongé dans un mouvement perpétuel. Seul dans ce monde qui était alimenté par lui-même à travers sa douleur, sa tristesse et ses peurs. Tous ses sens vibraient en intensité, tout était décuplé, il ne pouvait arrêter la roue infernale dans laquelle il tournait. Il ne pouvait exprimer ce qu'il ressentait, car personne ne l'entendait et l'incompréhension dans laquelle il était immergé faisait ressurgir sans cesse la colère qui lui était devenu coutumière.



Il était obligé de vivre dans cet environnement qu'il ne choisissait pas, mais contraint par la détresse de ses proches qu'il avait quitté trop tôt, de rester là, piègé dans un espace-temps qui n'était plus le sien. La douleur vive de ses parents et surtout celle de sa mère, le plongeait inlassablement dans une torpeur qui le bouleversait. Il devait subir un chagrin qu'il ne souhaitait plus, recommencer sans cesse les mêmes causalités qui l'avait conduit dans ce monde entre la conscience humaine et la conscience du Séjour des morts, un espace vide qu'il construisait en fonction de ses souffrances et ses douleurs personnelles. Car il ne connaissait que cela, il avait oublié ses joies qu'il avait connu lorsqu'il était encore en vie. Il vivait dans l'instant présent, oubliant peu à peu le souvenir de son accident, sa mémoire défaillait, ses instincts vitaux ne pouvaient pas être assouvis, il ne comprenait plus rien.

Lorsque sa mère venait remettre des objets et des fleurs sur l'autel qui était dressé à son intention, la souffrance et la douleur devenait déchirante faisait surface, car il se connectait à sa mère, malgré cet état, il ne pouvait pas l'exprimer. Il avait beau crier et hurler vers sa mère pour qu'elle arrête de le retenir sous prétexte qu'il était parti avant son temps à elle. Il errait entre l'autel et la demeure de ses parents proche de quelques mètres. Il hantait les lieux, ne comprenant plus ce qui lui arrivait, il refusait l'idée de ne plus pouvoir assouvir ce qu'il ressentait. Il se sentait intérieurement vide. Les sentiments s'étaient transformés en colère et en détresse, il hurlait à la mort, ne sachant plus à quel Saint se vouer.


Les prières ne pouvaient pas lui parvenir, il se demandait pourquoi dresser un autel chrétien, il ne pouvait retourner dans son corps, car il ne lui était plus accessible, il se trouvait par plus de 3 mètres de profonds sous terre. Il essaya à plusieurs reprises, d'entrer dans son corps physique, il ne pouvait l'incorporer, plus aucune force vitale ne circulait à travers ses veines et les particules de son corps physique. Il abandonna définitivement lorsque la stèle de marbre fut dressée, il comprit qu'il ne pourrait plus jamais en prendre possession, que ce chemin était terminé. Malgré sa bonne volonté, il ne pouvait plus faire face à la vie qui était la sienne aujourd'hui.


Il abandonna le cimetière pour hanter la demeure de ses parents et le petit autel dressé en bordure de la route. Il voulait que tout ceci s’arrête brusquement pour trouver enfin la paix, découvrir un autre espace de bien-être, passer à une autre étape, mais il ne pouvait pas, car il ne ne connaissait plus que ce rituel, auquel il s’accrochait, malgré la douleur que cela lui occasionnait. Il ne pouvait voir le vortex lumineux, car l’espace dans lequel il vivait le plongeait dans un vide immense, abyssal, il ne distinguait plus rien, il ne comprenait plus rien et sa souffrance l’empêchait de voir les choses sous un autre angle, apercevoir l’espace positif qui bordait sa vie lui était totalement impossible.

Le noir était devenu sa tenue d'apparât et obscursissait sa vie courante, il ne voyait rien d'autre et il était obligé de subir cet espace-temps dans lequel sa mère et lui-même se maintenaient, sans espoir de changement. Sauf si une main secourante venait lui offrir une autre alternative, une autre manière de voir la vie dans l'au-delà.


La suite et le dénouement sont en cours d'écriture et sera prochainement sur ce site......



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